samedi 31 janvier 2009

Faith Hill a attendu toute l’année pour le Super Bowl

La chanteuse country populaire Faith Hill, illustre interprète de la très exaspérante toune-thème du Sunday Night Football à NBC, a profité de la journée des médias de la semaine précédant le Super Bowl pour annoncer qu'elle serait des célébrations d'avant-match en déclarant : « I’ve been waiting all year for Super Sunday Night ». Pour vrai.

Hill a ajouté, sans la moindre once de sarcasme, qu’elle était très excitée à l’idée de nous offrir une version spéciale Super Bowl de « I’ve been waiting all day for Sunday night », pareil comme si on s’en câlissait pas.

Visiblement ignorante du fait que cette toune est la pire chanson toutes catégories confondues depuis « Bad bad boys » de Midi, Maxi & Efti, elle a précisé que cette version serait moins edgy que l’originale.

Suite à cette déclaration loufoque, 6VB a contacté Fred Gaudelli, le producteur du spécial Super Bowl à NBC, pour lui demander c’était quoi la crisse de joke.

« C’est effectivement une joke. On a fait croire à Faith que ses versions hebdomadaires du thème du dimanche soir étaient beaucoup trop épicées pour le grand public du Super Bowl et qu’il fallait vaniller ça un peu. On lui fait aussi croire depuis le début qu’elle fait une bonne job, qu’elle est ben meilleure que Pink et que les fans ont vraiment hâte de voir à chaque semaine comment elle adaptera la toune aux deux équipes qui jouent. Et elle embarque à 100%! Elle se rend pas compte que “Waiting all day for Sunday night” alors qu’y a eu du foot toute la journée, ça fait aucun sens. Simply stunning. »

Et pourquoi tant d’humour noir? Pourquoi constamment nous affliger une dose léthale de mauvaise musique, alors que tout ce qu’on veut, c’est du foot. Avec d’la musique de foot.

« Un vieux pari de saoûlon avec un chum d’ABC » de roucouler sadiquement Gaudelli. « On essaie de trouver l’ultime toune de marde. La compétition est féroce, il a quand même pensé à faire la toune du Monday Night avec Britney Spread. Quelle violente aberration pour un fan de foot, n’est-ce pas? »

Question de nous faire saigner des oreilles, Faith Hill chantera aussi « America the beautiful » pendant que des aigles piloteront des jets au-dessus du stade Raymond James. Ensuite, une quelconque greluche d’American Idol nous offrira l’hymne national et le crossage de vocalises inévitable qui vient avec. Et pour le show de la mi-temps, on nous promet Bruce Springsteen depuis longtemps mais 6VB pense que c’est du bluff et qu’ils réussiront sûrement à nous ramener Aretha Franklin, Hootie and the Blowfish et/ou Miami Sound Machine pour continuer la mauvaise blague.

Le Jukebox 6VB, édition Super Bowl

Une sélection musicale de premier ordre, idéale pour couvrir le son de la télé pendant les 15 heures d’avant-match.

Refused, «New Noise»: une toune qui fesse comme pas une. Ce groupe suédois n’a pas tenu la route longtemps mais ils nous ont donné ce classique punk/métal rempli d’énergie négative. On entendait d’ailleurs cette chanson dans le film Friday Night Lights au moment au début du match fatidique. Rock On.


Radiohead, “Idioteque”: le groupe se passe de présentation mais cette chanson gagne à être connue. C’est de leurs meilleures incursions du côté des beats électronique et cette prestation live est très intense.


The Strokes, “Hard to Explain”: ces jeunes hommes de bonne famille ont rasé d’être les sauveurs du rock en 2001 mais devront se contenter d’être un bon groupe culte. C’est mieux que rien. Leur premier album «Is This It» est phénoménal, tout comme cette chanson.


M83, “Run Into Flowers”: Après Tony Gonzalez des Chiefs et Anthony Gonzalez des Colts, voici le musicien français Anthony Gonzalez alias M83. Son style est simple, de grosses couches de keyboards ponctuées de crescendos dramatiques. Ça marche super bien.


Malajube, “Le Métronome”: un groupe local qui ne fait vraiment pas l’unanimité chez vos Verges mais l’homme qui pitonne ces lignes aiment beaucoup cette chanson. Du bon rock catchy avec de la grosse guitare.


Mogwai, “Helicon 1”: les rois du post-rock bruyant. Ces écossais sont passés maîtres dans l’art de la montée sonore qui se termine en un orgasme de distorsion. Particulièrement destructeurs en spectacle, ils nous en doivent d’ailleurs un car ils ont annulé leur show au Métropolis en octobre. Cette version live donne un bon aperçu de leur puissance.


Unsane, “Scrape”: un groupe de gars choqués qui faisaient de la musique pour poigner les nerfs. En plus, ils agrémentaient ça avec de jolies pochettes gore. Cette toune date de 1995 mais ça déménage encore autant aujourd’hui.


The Postal Service, «Such Great Heights»: Après toute cette agressivité, on se détend un peu avec cette agréable toune électro-pop agrémentée d’un joli vidéo avec des puces d’ordinateur. So soothing.

vendredi 30 janvier 2009

Les Miettes du Vendredi: Parade en péril à Pittsburgh, Hines Ward, Jake Plummer et plus...

Dans vos miettes aujourd'hui: Pittsburgh risque de fêter sans parade, Hines Ward s'entraîne, Jake Plummer s'exprime, Jim Johnson est très malade et bien plus...

-Les temps sont durs: il se peut que les Steelers n’aient pas de parade s’ils gagnent le Super Bowl dimanche. La ville de Pittsburgh n’a plus d’argent et trouve que c’est un cauchemar côté sécurité. Le maire n'écarte pas nécessairement l'idée de tenir une parade. On a de la misère à croire que Pittsburgh ne célèbrerait pas son sixième titre du Super Bowl…

-Entraînement complet pour Hines Ward: après avoir pris congé mercredi, le WR des Steelers y est allé à fond à l’entraînement hier. Sa présence dimanche semble donc assurée, en dépit de l’entorse ligamentaire subie contre les Ravens. Les Steelers n’ont donc aucun blessé, fait remarquable pour une équipe qui avait un calendrier redoutable.

-Les Cards sont tranquilles: une observation, vite de même: les Cardinals sont bien silencieux depuis le début de la semaine. Pas de déclarations loufoques, pas de vagues…Ça porte à croire que Ken Whisenhunt contrôle bien sa troupe.

-Jake Plummer d’accord avec le congédiement de Shanahan: l’ancien quart des Broncos trouve que Mike Shanahan aurait du être congédié il y a un moment déjà. Plummer affirme que les techniques de motivation de l’ex-Ultimate Leader étaient dépassées. Selon Jake The Snake, Shanahan était plus intéréssé à voir son équipe dominer des catégories de statistiques qu’à la voir gagner des matches. Bizarre. On peut mettre en doute l’objectivité de Plummer, Shanahan l’ayant cavalièrement écarté au profit de Jay Cutler en 2006. Il est cependant clair qu’il y avait quelque chose de pourri au royaume du Colorado. Trois ans sans faire les séries, ça ne ment pas.

-Jim Johnson souffre d’un cancer de la peau: le coordonateur défensif des Eagles, 67 ans, est atteint d’un mélanome malin qui a causé des métastases et une tumeur près de sa colonne vertébrale. Le tout lui cause des maux de dos qui l’ont forcé à coacher de la galerie de presse lors deux derniers matches des Eagles en séries. Johnson suit de traitements par radiation. Il avait souffert d’un cancer semblable en 2001. On lui souhaite bonne chance dans son combat.

-Herman Edwards sera analyste en studio pour ESPN dès l’an prochain. Il participera à NFL Live et aux bulletins Sportscenter. Plusieurs le voient déjà comme le remplaçant du loufoque Emmitt Smith. Ce dernier ne devrait pas se voir offrir de nouveau contrat. No more masturbating the ball down the feel!

-Drôle d’histoire: la femme de Richard Seymour a été arrêtée pour «lynchage» au deuxième degré… La dernière accusation de lynchage au Canada doit sûrement remonter au temps de Louis Riel.

-Brandon Jacobs croit que Plaxico Burress a eu sa leçon et voudrait le revoir chez les Giants l’an prochain. On sent le vent tourner en faveur d’un retour de Plax à NYC.

-Les Lions sont sur le point de libérer de nombreux joueurs, dont le WR Mike Furrey. Celui-ci a déjà connu de bons moments, il devrait se trouver une job assez vite. On a bien hâte de voir le grand ménage à Detroit. On a des doutes, mettons.

-À bien y penser, Albert Haynesworth n’est pas intéressé à accepter un plus petit contrat pour rester avec les Titans. Ça va rendre les discussions plus ardues entre l’équipe et le DT qui deviendra sous peu autonome. Albert devrait signer un tabarslack de gros contrat, au Tennesse ou ailleurs.

-Article très fouillé du Sports Business Journal sur les difficultés du NFL Network. On en apprend beaucoup sur les erreurs stratégiques de la NFL dans ce dossier.

-Un autre bon article: le New York Times se penche sur la nouvelle mode des instructeurs dans la trentaine. De la bonne lecture.

-Une grenaille de hockey: un groupe de défense de droits des gais s’oppose farouchement à ce que Mike Milbury utilise le mot «pansification» sur les ondes de la CBC. On traduirait librement "pansification" par «moumounisation». On est déchirés dans ce dossier. D’un côté, on trouve que Milbury est un imbécile de premier ordre. De l’autre, «pansification» sonne bien et ça veut dire ce que ça veut dire…

Recherche additionnelle par Mak.

Maître Verge au Sportnographe

Une autre avancée vers les sommets pour votre blogue favori...

C'est en effet ce soir qu'une de vos Verges, Fredster alias Maître Verge fait ses débuts à l'émission Sportnographe sur la Première Chaîne de Radio-Canada.

Maître Verge ira donc d'un vibrant plaidoyer à l'effet que le football de la NFL est suprêmement supérieur au vulgaire hockey de la LNH. Enfin un peu de rigueur intellectuelle dans cette émission qui en avait bien besoin mais que nous adorons tout de même.

C'est à 19 heures sur votre rédio (95.1 FM à Montréal)ou sinon, sur le site internet de Radio-Canada quand vous voulez.

C'est un rendez-vous!

jeudi 29 janvier 2009

La Table Ronde 6VB: le Super Bowl XLIII

Plus que trois jours avant le grand match, il est donc temps de vous donner nos prédictions. Les moindres tendances des Steelers et des Cards ont été analysées et étudiées dans un processus empreint de passion de l'excellence. Notre prestigieux invité, le Roux lui-même, Patchalif.

-Nick T: même si ce duel n’est pas fascinant sur papier, on n’a qu’à se rappeler le dernier Super Bowl pour se convaincre qu’il ne faut pas se fier aux premières impressions. L’an dernier les Pats étaient supposés massacrer les Giants dans un match ultra-plate, on sait tous ce qui est arrivé. C’est dans cet état d’esprit que je me dis que dans le fond, on ne sait jamais. La logique ne veut rien dire cette saison, il y a donc d’excellentes chances que les Cardinals donnent une bonne opposition aux Steelers. L’offensive de l’Arizone possède un atout que les précédents adversaires des Steelers n’avaient pas: des receveurs de passe de grande qualité. Il est déjà acquis que Larry Fitzgerald sera couvert pas au moins deux joueurs et un Anquan Boldin en santé est également une force de la nature. Ces deux gars forceront les Steelers à jouer du nickel ou du dime, tout en assignant au moins un safety à la zone profonde. Ce déploiement défensif favorisera le jeu de course des Cards, ce dernier ayant repris vie dans les séries. Il est également plus difficile de blitzer quand on applique des double teams mais les Steelers vont essayer quand même. Kurt Warner devra se méfier en début de match car Dick LeBeau tentera de l’ébranler, quitte à prendre certains risques. Si Warner réussit à déjouer les premiers blitzes, les Steelers devraient s’en remettre encore davantage à la couverture prudente susmentionnée. Je ne vois pas les Cards marquer 30points mais 21, ça me semble possible.

À mon humble avis, le joueur-clé de ce duel s’appelle Ben Roethlisberger. On parle beaucoup (avec raison) de la défensive pittsbourgeoise mais on ne doit pas oublier que le #7 est un véritable winner. Il devrait être en mesure de réaliser suffisamment de jeux importants pour permettre aux siens de l’emporter. Il est mobile, audacieux et il a l’expérience des gros matches. Il a su minimiser ses erreurs jusqu’à maintenant dans les séries, il devrait pouvoir continuer dans cette veine. Même si Willie Parker a connu un match difficile contre Baltimore, sa seule présence force l’adversaire à respecter le jeu de course. Des screens passes à Fast Willie pourraient également ralentir le pass rush de l’Arizone. La ligne offensive des Steelers est fragile mais les Cards n’ont pas de véritable pass rusher vedette alors ça devrait aller. De plus, les Cards devront surveiller les hors-jeu en défensive. Depuis le début des playoffs, leurs joueurs défensifs s’avancent beaucoup avant le snap, toujours à l’extrême limite de la légalité. Les arbitres auront sûrement reçu des directives à ce sujet, ils risquent de ne rien laisser passer. Big Ben et sa bande devraient pouvoir ramasser environ quatre touchés.
Je m’attends à un match bien coaché, les deux équipes faisant bonne figure dans ce domaine. Le bon playcalling devrait être au rendez-vous, au grand plaisirs des fins observateurs. Prédiction: Steelers 27, Cardinals 21. Une bonne game. -Pick: wow! Les Cards en finale. That is FUCKED UP SHIT! Les éternels-losers-autres-que-les-Cubs se retrouvent au Super Bowl après une saison en dents de scie dans une division horrible. Ça leur enlève beaucoup de crédibilité et, évidemment, les terribles Steelers sont largement favoris. Logique. Quand une super-offensive affronte une super-défensive, la D l’emporte tout le temps. C’est devenu une vérité presqu’incontournable dans la NFL au fil des saisons. Cette année encore, 3 des 4 équipes qui ont joué les finales de conférence étaient les trois meilleures défensives de la ligue. L’an passé, les Giants ont réussi à contenir la meilleure attaque de l’histoire. En 2003, les Raiders, #1 à l’attaque, en avaient mangé une câlisse et demie contre les Bucs, #1 en défense. Et les exemples se suivent et se ressemblent. Pourtant, je vois de plus en plus de ressemblance entre les Cards de 2008 et les Colts de 2006. Ces derniers étaient poches en défense toute l’année et concentraient leur attaque autour de la passe. Et durant les playoffs, ils ont fourré tout le monde en jouant beaucoup par la course et en étant soudainement très étanches en défense. C’était d’ailleurs leur attaque au sol et leur défensive contre la passe qui les avaient fait gagner. Donc, alors que tout le monde voit ce matchup comme un combat entre l’attaque des Cards contre la défense des Steelers, j’ai l’impression que les deux s’équivalent et que le tout va plutôt se jouer quand les Steelers seront à l’attaque et les Cards en défense.

On sait tous que Rottenbooger est un winner mais il l’équipe pour le supporter. Personnellement, il peut te chier des mauvais matches où les fans des Steelers doivent vouloir le tuer. De plus, les Steelers n’ont plus l’attaque au sol qu’ils avaient à l’époque de l’adipeux Jerome Bettis et leur ligne offensive en a beaucoup perdu. Ainsi, Roosterfucker se fait plaquer plus souvent et a malgré tout encore la mauvaise habitude de garder le ballon trop longtemps. Le DE Antonio Smith joue très bien depuis le début des playoffs et devrait pouvoir taper une couple de fois sur Rostidebajoues (‘sti qu’c’est l’fun d’y inventer des noms). Le CB Dominique Rodgers-Cromartie, illustre fils de Steve Rodgers et Warren Cromartie, a déjà 6 interceptions à son année recrue et est en voie de devenir un des tops de la ligue. Le safety Adrian Wilson est maintenant King Shit en défense et joue comme Plouploumalou. Deux sacks et un forced fumble contre les Eagles. C’est preuve que Whisenhunt a appliqué un peu de son expérience chez les Steelers en envoyant des blitzers d’un peu partout sur le terrain et en frappant toujours fort, Steeler-style. Les Cards ne ratent plus leurs plaqués. En plus, ils ont eu le don de contenir les stars explosives adverses en playoffs. Michael Turner et Matt Ryan ont été maîtrisé, DeAngelo Williams et Steve Smith n’ont pas fait grand-chose non plus, Donovan McNabb a eu un gros match mais ses stats sont boostées par du foot de rattrapage et Brian Westbrook a été neutralisé. Donc, si les Cards réussissent à percer la défensive des Steelers pour 2-3 touchés, les Steelers auront du mal à faire du football de rattrapage.

Mais, par-dessus toute savante analyse, en enlevant rien aux Steelers parce que je les aime bien, j’pense que l’heure est venue pour les Cards. Les Red Sox et les White Sox ont tous les deux vaincu leur curse, les Cards ont maintenant l’occasion de faire enfin oublier le curse de Pottsville. Après ça, ils pourront laisser aller Warner et redevenir poches pour un bout. Pour l’instant, c’est Jésus qui décide : ARI 20 – PIT 16. -TANK: ça y est. La fin du monde approche vraiment. Les Cardinals au Super Bowl, ça veut dire qu'il ne reste plus que les Browns, les Texans, les Jags, les éternellement putrides Lions et les Saints comme équipes qui n'ont pas encore participé à la grande fête (les Jags et les Texans ne devraient même pas compter). Après la saison que les Falcons et les Dolphins ont connue, on peut officiellement affirmer que n'importe qui peut rêver à gagner le Super Bowl au début de chaque septembre. J'ai déjà mis 100$ sur les Lions pour remporter le tout à Miami le 7 février 2010.

Les Cards se pointent donc à Tampa et, bien que Vegas leur prédise une défaite par 7.5 points, c'est quand même juste 7.5 points. Et comme certains de mes co-verges, je crois que le point qui fera la différence sera la défensive des Cards face à l'attaque des Steelers. Ces derniers reviennent amochés d'une brutale rencontre contre leurs grands rivaux, les Ravens. Les Cards quant à eux, ont eu un chemin relativement facile même s'ils ont dû disputer un match de plus. Le match contre les Falcons (bof...), suivi de la déconfiture de Delhomme et du jeu erratique des Flyers n'ont pas permis de démontrer beaucoup de faiblesses dans le jeu des rouges passereaux. Warner (en état de grâce suite à un trop plein de bonne volonté du bon Dieu lui-même) n'avait qu'à garrocher le précieux ballon à environ 15-20 verges de Fitzgerald pour que ce dernier s'ajuste et le pogne. Ce qui leur a permis de continuer à grinder le ballon, sans trop de succès par contre (3.3v/course en séries) mais ça fait un bon clock management. Les Steelers quant à eux sont bien coachés, pompés à fond comme toujours, et jouant du bon football old school. Historiquement au Super Bowl, la meilleure D a constamment eu le dessus sur la meilleure attaque. Avec quelques revirements à des moments cruciaux, les Steelers devraient prendre le contrôle du match en milieu de 3e quart. Vous souvenez vous du 3e quart contre les Chargers? 14:43 de temps de possession!!!. Ça laisse peu de chance à tous les Fitz, Warner et Boldin de ce monde.

La logique voudrait que les Steelers l'emportent facilement et qu'ils s'envolent avec la victoire après la première demie nous offrant ainsi le premier Super Bowl plate depuis les belles années où les Broncos se faisaient massacrer par n'importe quelle équipe de la NFC. Nenni! En cette année de total illogique et où le "nobody believed in us" est plus fort que tout, je dois y aller avec le contraire de ce que me chuchote ma raison. ARZ 31 - PIT 26.
-Mak: difficile de «prédire» une victoire des Cards. Vraiment. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui manque. Les Cards sont sympathiques, spectaculaires et menés par un Jesus Freak. Difficile d'en demander plus. Mais mon petit doigt me dit que les Steelers vont jouer un vilain tour aux Cards en jouant le 'ball control', forçant Warner à devenir complètement pass-wacky (déjà que tsé...). Willie Parker a eu deux semaines pour soigner ses milles bobos, ce qui devrait assurer quelques premiers jeux décisifs. La défensive du Pitssbourgue est simplement trop dominante, si bien que celle des Cards devra être d'autant – sinon plus – impeccable, à défaut de quoi le match risque d'être fini au milieu du 3e quart...Le pire, c'est que je ne prédis pas une débandade totale des Cards, bien au contraire. J'envisage même un festival de trick plays de part et d'autre. Un autre Philly Special, de grâce! Reste que les Cards ont démontré tout au long de la saison, incluant en finale de conférence, une nette tendance à gâcher la sauce en la laissant traîner un peu trop longtemps sur le comptoir. Les Steelers seront moins magnanimes que les Eagles et s'assureront que la sauce demeure sur le comptoir - et qu'elle y reste.

24-13 Steelers. MVP: Willie Parker -Patchalif: les Cardinals ont tout pour que je les favorise. J'adore les underdogs, j'aime les équipes offensives, je suis un fan de Larry Fitzgerald, et je ne peux pas parler contre le ptit Jésus. Mais pourtant, je ne les favoriserai pas dans ce match. La défensive des Steelers est dominante, malgré qu'elle devrait se faire un peu ébranler par l'attaque aérienne des Cards. Le blitz de la défensive du beau Dick devrait donc être modéré, mais suffisamment pour poursuivre la pression sur Warner.

Un autre point me fait pencher en faveur des Steelers. Peut-être que je me trompe, et je le saurai que dimanche, mais je ne crois pas tellement aux soudaines résurrections de Edgerrin James, et de la défensive des Cards. Oui, les Cards possèdent plusieurs bons joueurs en défensive, telle que la recrue Dominique Rodgers-Cromartie, ce qui devrait en faire une unité fiable dans les prochaines années, mais le fait de se transformer soudainement en équipe redoutable quand les séries ont commencé, ca me laisse perplexe. C'est la même défensive qui a accordé 37 points aux Giants, 48 points aux Eagles, 35 aux Vikings et 47 aux Pats dans les 6 derniers matchs de la saison régulière, en plus d'en accorder 56 aux Jets en début de saison. Je ne crois pas que les Steelers vont compter 35 points, mais ils ne seront surement pas autant ennuyés par cette défensive supposément transformée.

Et finalement, Big Ben. Comme le mentionne Nick, Roethlisberger gagne les matchs. Ce n'est pas toujours élégant, ce n'est pas toujours facile, mais Ben sort la plupart du temps gagnant. Pour ce qui est de la ligne offensive douteuse de Pittsburgh, elle s'est relativement améliorée depuis le début de la saison, même si on est loin de la ligne du Titan...Elle devrait faire le boulot face aux Cards.

En résumé, j'espère un bon match, mais je ne crois pas que les Cardinals feront le poids devant une équipe bien rodée comme les Steelers, considérés comme un aspirant au Super Bowl dès le début de la saison et qui n'ont jamais ralenti le rythme cette saison.

Steelers 30 - Cardinals 20.

Trois picks pour les Steelers, deux pour l'Arizone. On verra ce que ça va donner. Profitez bien de la game, c'est la dernière!!!

Frivolités footballesques: Tom Brady ramollit, souvenirs du Bud Bowl et plus...

La semaine du Super Bowl nous amène de l'information en quantité industrielle, voici quelques grenailles particulièrement triviales.

Tom Brady ramolli? Depuis quelques jours, l’internet nous offre des photos du quart-vedette des Pats se faisant mettre une chip dans la bouche par son épouse Giselle Bundchen. Rien de bien scandaleux mais voilà que Dan Shaugnessy du Boston Globe ne le prend pas pantoute. Sa réaction: “Remember, people - this is a football player we're talking about. This is your quarterback. Think there's any photographic evidence of Johnny Unitas being spoon-fed? Bet Slingin' Sammy Baugh's wife never tried to sling any hash into his mouth. Gisele was feeding him. Think of Tom Cruise jumping up and down on Oprah's couch. Think of Mike Dukakis in the tank. This was worse. Ever see a high school player injured in the middle of the game and have his mother run onto the field to hover over him? That's what this is like. A guy might never recover.” Ciboire, Dan! En voilà un qui prend la virilité au sérieux. Il y a de nombreuse photos sur lesquelles Tom a l’air moins viril que ça et qui n’ont pas trop nui à sa carrière. Comment oublier Biquette la chèvre?

Le Bud Bowl sous toutes ses coutures: Ha, le Bud Bowl! So many memories. Cette série de pub opposant des bouteilles de Budweiser à des bouteilles de Bud Light dans un match de football a marqué l’imaginaire collectif de bien des façons. Deadspin nous offre une excellente entrevue avec Grant Pace, le publicitaire qui a inventé le tout. On y apprend qu’il y avait deux «fins alternatives» dont une évoquant la fameuse «Heidi Game». Cette fin a été refusée par NBC, le patron de la chaine étant le même qu'à l'époque de ce fiasco.

Ça va mal pour Tiki Barber: Tiki a écorché bien des gens quand a pris sa retraite en parlant en mal des Giants, surtout Tom Coughlin et Eli Manning. Les dieux du football prennent maintenant soin de l’humilier à fond. Après avoir vu son ancienne équipe gagner le Super Bowl, voilà qu’il se fait peinturer par des enfants à la télé. Ben bon.

On termine avec un vidéo de la mi-temps du Super Bowl XVI (1982) mettant en vedette le super collectif Up With People. Ça se passe de commentaires. Enjoy !

Tom Cable demeurerait coach des Raiders

Après des semaines de «recherche», Al Davis aurait décidé de garder son instructeur actuel.

ESPN et le NFL Network rapportent que Tom Cable deviendra instructeur-chef officiel des Raiders. Il avait été nommé par intérim suit au congédiement de Lane Kiffin le 30 septembre. Sa fiche de 4-8 n’est pas reluisante mais l’équipe a semblé s’améliorer sous ses ordres. Les Raiders ont entre autres remporté de belles victoires à Denver et à Tampa, nuisant grandement à ces deux équipes. En plus Cable ne coûte pas cher, connait l’organisation et n’a aucune chance d’être entraîneur-chef ailleurs. Ces trois qualités sont essentielles pour diriger les Raiders ainsi que pour dealer avec Al Davis.

La nomination de Cable n’est pas encore officielle, les Raiders niant qu’il a reçu le poste. Connaissant les piètres relations de l’équipe avec les médias, on ne leur donne pas trop de crédibilité.

Le retour de Cable confirme que Marc Trestman ne sera pas instructeur-chef à Oakland. Il pourrait toutefois être nommé dans un poste d’assistant, il n’y a cependant aucune rumeur qui circule à ce sujet. On ne croit pas qu’Al Davis ait vraiment voulu changer de coach. Il a fait de fausses recherches pour que Cable se sente chanceux d’avoir un poste que personne d’autre ne veut.

mercredi 28 janvier 2009

Contrat de trois ans pour Samuel Giguère

Même s’il a passé la saison 2008 sur l’équipe d’entraînement, le Québécois a fait bonne impression à Indy.

Ce nouveau pacte de trois ans ne garantit pas que Samuel obtienne une place avec l’équipe régulière en 2009 mais démontre qu’il fait partie des plans de l’équipe. Le principal intéressé est au courant que son contrat peut être déchiré rapidement s’il n’est pas à la hauteur.

Giguère commencera le programme de conditionnement physique des Colts en mars, bénéficiant désormais de privilèges réservés aux vétérans. À nos yeux, ses chances sont bonnes de se tailler un poste car Marvin Harrison sera probablement libéré. Avec Reggie Wayne, Anthony Gonzalez et Dallas Clark (un TE souvent utilisé comme un WR) encore en poste, il serait étonnant que les Colts utilisent un first day pick pour choisir un receveur de passes. Ils ont beaucoup d'autres besoins ailleurs...Le DG Bill Polian a parlé de Giguère et de Taj Smith comme deux receveurs de passe qui devraient bien se développer.

On souhaite la meilleure des chances à Sam, on espère voir un premier joueur issu des universités québécoises faire sa marque dans la grande ligue.


Corus Hockey plus pathétique que jamais...

À quelques jours du Super Bowl, Corus Hockey continue de vivre en vase clos en nous présentant un 35ième débat sur les bagarres au hockey...

Certains diront que le sujet vaut peut-être de s'y pencher quelque peu et nous vous répondrons: Tout à fait. Le seul problème, et il est majeur, c'est que c'est la 35ième fois qu'ils présentent un débat là-dessus à Corus Hockey. On y a eu droit l'an dernier lorsque Jonathan Roy a fait un Roy de lui-même contre les Sags; on y a eu droit quand la ministre Courchesne a décidé de s'en mêler; on y a eu droit cet été pendant la saison morte du hockey; on y a eu droit quand le rapport de la ministre est sorti; on y a eu droit lorsque Komisaschrek s'est blessé en se battant contre le tough des Bruins; on y a eu droit quand un joueur de 22 ans est mort en heurtant sa tête lors d'un combat d'une ligue minable en Ontario; ÇA SUFFIT! Ils répètent les mêmes osties d'affaire à chaque fois! Le Superbowl est dimanche et on en parle toujours pas sur les ondes de cette station qui malheureusement, est la seule que nous captons sur le radio antique de la cuisine de notre complexe ultra-moderne.

Gabriel Grégoire et Martin Lemay dans un débat qui se tient pour la 35ième fois, mettons que c'est assez pénible sur le système. Surtout que Lemay a osé dire qu'il n'y avait pas souvent de punitions lors d'attroupements au football après le coup de sifflet. Et que les bagarres et l'intimidation ne sont pas le monopole du hockey. Nous ne comprenons d'ailleurs toujours pas la sur-utilisation de Martin Lemay à Corus Hockey. Non seulement il n'a pas une voix radiophonique, mais ses propos se rapprochent plus de ce que l'on peut entendre dans une file de guichet automatique que ce que nous saurions en droit d'attendre d'un supposé professionnel du commentaire sportif. La seule hypothèse qui semble se tenir à nos yeux réside dans le fait qu'il doit travailler gratuitement en plus de ne pas se faire prier pour déneiger l'entrée du double garage de son patron.

Ce sera donc une autre longue semaine dans notre cuisine à attendre le 6 minutes qu'accordera au football l'ancienne auguste station, vendredi matin avec Pierre Vercheval au téléphone. Et nous parions qu'ils feront les gorges chaudes une partie de l'après-midi pour dire qu'ils ne parlent pas juste de hockey à Corus Hockey.

Les Miettes du Mercredi: Tom Brady, Hines Ward et plus...

Ça regarde bien pour Brady, Ward voit ce Super Bowl-ci d'un autre oeil et bien d'autres nouvelles...

Brady pense être prêt pour la saison prochaine: le beau Tom est bien content du déroulement de sa réhabilitation, il compte être sur le terrain pour l’ouverture de la saison 2009. Il aurait mal commencé sa guérison mais serait présentement sur la bonne voie. On a bien hâte de constater à quel point il sera rouillé. Profitez pleinement d’un Super Bowl Patriot-free, ça risque d’être différent l’an prochain.

Un Super Bowl différent pour Hines Ward: le receveur de passes des Steelers trouve que ce Super Bowl-ci est une affaire d’équipe tandis qu’au Super Bowl XL, l’accent était davantage placé sur Jerome Bettis. À l’époque, l’attention médiatique se portait sur l’Autobus car le match avait lieu dans sa ville natale de Detroit et que c’était sa dernière chance de gagner le gros match. On sent dans son ton que Hines préfère que l’accent soit placé sur la chose collective. Il faut aussi dire qu’il devrait être en forme pour le match, son genou se portant bien.

LaDainian Tomlinson ne semble pas fermé à l’idée de restructurer son contrat. Bonne nouvelle pour les Chargers.

Simeon Rice n’a rien de bon à dire sur Jon Gruden: l’ancien DE de Bucs a déversé son fiel sur Chucky hier, le qualifiant de «scumbag». Rice évoque tous les joueurs que Gruden a mal gérés au fil des années: Chris Simms, Keenan McCardell, Keyshawn Johnson, Jeff Garcia, Rice lui-même. C’est clair que Simeon est biaisé mais le fait demeure que de nombreux joueurs semblent en vouloir à Gruden pour un certain manque d’honnêteté.

La NFL est populaire à Londres: 70 000 billets ont déjà été vendus pour le duel Pats-Bucs du 25 octobre. On serait curieux de savoir combien de ces billets ont été achetés par des américians vivant en Europe. On a l’impression que c’est un fort pourcentage.

Les Chargers font du marketing à LA: l’équipe a signé une entente avec une firme médiatique de Los Angeles pour mousser les ventes de loges corporatives. La direction assure qu’elle ne prépare pas un déménagement vers la Cité des Anges mais les Chargers semblent toujours des candidats de choix pour un tel changement. Ils jouent dans un vieux stade, ils sont déjà dans l’Ouest, ils ont souvent de la misère à faire salle comble…

La course à la succession de Gene Upshaw se dessine: on vous parle peu des histoires de syndicats et de convention collective car on aura amplement l’occasion d’en parler dans l’avenir quand les négociations commenceront. En plus, c’est plate. Cela dit, la lutte pour le poste de directeur exécutif de la NFLPA semble se jouer entre deux candidats: Troy Vincent (ancien des Eagles) et Trace Armstrong (ancien des Dolphins). Apparemment, ça va jouer très dur dans ce dossier. Vincent aurait déjà tenté de renverser Upshaw et bien des gens sont fâchés après lui.

Le podcast de Bill Simmons est encore une fois très intéressant cette semaine. Aaron Schatz de Football Outsiders croit et espère que les Steelers vont gagner mais l’insider Mike Lombardi anticipe un match serré…

Les recettes du Superbowl: sushis

En tant que correspondant international de 6VB, je me dois de vous donner quelques recettes très prisées en Asie pour la fête internationale du vrai ballon ovale. Bien que le Superbowl ne soit pas présenté sur le câble à Taiwan, puisque les diffuseurs locaux préfèrent nous montrer un enième anonyme tournoi de pool en direct des Philippines ou une nouvelle reprise d’un match de balle où Chien-Ming Wang des damnés Yankees garroche des courbes et autres balles à effet secondaire à ses rivaux de division, et ce, une belle journée de janvier, il existe tout de même un certain engouement pour la chose NFL en Asie, d’où la recette du jour, les sushis.

Il faut s’armer de patience si on tient à impressionner ses hôtes pour un bon party de Superbowl maison puisque les sushis, pour les non-initiés, ne sont pas à la portée des mains trop trapues. Les sushis demandent dextérité, produits frais parfois difficiles à se procurer pouvant demander de faire des allées et venues entre multiples boutiques spécialisées (on trouve pas tout chez Loblaws), outils adéquats et patience.

Ingrédients
Riz japonais
Concombres
Avocats
Feuilles d’algues
Saumon ou rouget ou thon ou crevettes ou tout autre poisson FRAIS de votre poissonnier favori
Wasabi, gingembre et sauce soya (pour accompagner et se nettoyer le fond des narines)

Ustensiles
Couteau très tranchant
Une machine à riz
Une natte de bambou
Un linge humide
Une cuillère en bois

PS : Les ingrédients ci-dessus ne sont que recommendations. Les sushis étant plus une façon de faire qu’un mets en lui-même, vous pouvez vous adonner à toutes sortes de combinaisons possibles comme bon vous semble. Mais de grâce, n’allez pas tremper vos sushis dans la sauce tartare juste parce que c’est du poisson. C’est pas des fish sticks!

Le riz
Il est important de bien se préparer avant de commencer cette aventure culinaire et le choix du riz est particulièrement important. L’Uncle Ben’s est à proscrire en raison de sa texture sèche et de ses grains longs. Le riz japonais est particulièrement prisé en raison de son haut degré de collabilité et de sa forme, un peu comme une graine de japonais justement, trapue mais qui, selon des sources secondaires bien informées et expérimentées et d’autres primaires comme le canal de cul local, fait très bien la job.

Une suggestion ici : une machine à riz peut grandement vous venir en aide. C’est, selon moi, la meilleure invention en appareil électroménagers depuis le lave-vaisselle et le micro-ondes. Pas besoin de rester à côté du four pour pas que le riz colle au fond ou ne s’assèche. Le riz est toujours parfait et peut rester dans la machine tout au long du processus de roulade.

Le poisson
Comme mentionné précédemment, vous pouvez vous laisser aller à vos plus grandes fantaisies dans le choix du poisson. On ne goûte plus rien anyway une fois que c’est trempé dans une mixture 50-50 de sauce soya et de wasabi. L’importance est dans la fraîcheur dudit poisson ou fruit de mer. Demandez à votre poissonnier qui saura bien vous diriger en oubliant pas de lui mentionner que c’est pour faire du sushi. Pour notre exemple, nous utiliserons le thon rouge. Selon le nombre de personnes, une bonne slab devrait faire l’affaire.

Se munir d’un couteau particulièrement coupant et couper la slab de thon sur sa longueur en s’assurant d’enlever les petits mottons qui restent parfois pognés sur la pièce de poisson qu’importe le talent de charcuteur votre poissonnier. Assurez-vous de ne pas faire de trop gros morceaux puisque vous devrez les mettre dans vos feuilles d’algues plus tard. On ne veut pas des rouleaux sushis gros comme des mini-fûts de Heineken.

Les légumes
Encore une fois, laissez voguer votre imagination, mais les concombres et les avocats sont pas mal toujours winners. Enlevez délicatement la peau de vos légumes préférés et une fois de plus, coupez-les sur le sens de la longueur. Mettre de côté.

L’art de la préparation
Je dis « art » car j’ai eu plusieurs expériences malheureuses et j’ai lâché de nombreux sacres, au grand désarroi de ma tendre moitié qui trouvait mon langage grossier, particulièrement devant les enfants, avant d’arriver à faire des sushis comme au restaurant.

Sur votre natte de bambou, y déposer une feuille d’algue légèrement humide. Étendre uniformément une mince couche de riz sur cette dernière. Calmez-vous parce que ça colle en tabarnouche du riz japonais. Laissez quelque 2 cm au haut et au bas de la feuille sans riz. Répartissez également vos légumes et votre poisson sur le sens de la longueur. Ne faites pas une rangée trop large parce que vous commencez à avoir faim et à en avoir plein le cul de faire des sushis. Restez patient. Roulez la natte de bambou sur elle-même en serrant tout de même un peu pour empêcher le riz de se détacher. Une fois bien roulé, les deux bouts sans riz de la feuille d’algue devraient avoir pogné un sur l’autre. N’ayez pas peur de recommencer l’opération si le tout semble un peu trop mou. On aime ça ferme, des rouleaux de sushis, à 6VB.

Voilà! Il ne vous reste plus qu’à couper vos rouleaux en rondelles et l’affaire est ketchup!

Service
Vos hôtes seront assurément impressionnés de votre nouveau talent de cuistot asiatique. Afin de rendre la chose encore plus éblouissante, il est impératif de servir le tout avec des baguettes et des petits bols pour que chacun fasse son propre mélange de sauce soya et de wasabi. Certains vont préférer leur sushi nature et c’est correct mais il est très important de démontrer à vos visiteurs qu’un sushi se mange en une seule bouchée, d’où l’importance de ne pas faire de trop gros rouleaux. Vous aurez beau essayer de croquer dans un sushi question de faire durer le plaisir mais ça chie partout tout le temps et du riz japonais, ça colle en maudit sur la moquette.

Pour de la variété, vous pouvez toujours faire des sashimis. Les sashimis ne demandent pas tellement de talent puisque ce sont seulement des morceaux de poissons crus mais ils peuvent agréablement agrémenter votre plat de service avec le reste du poisson que vous n’aurez pas pu finir.

mardi 27 janvier 2009

Les Miettes-Boni du mardi: Larry Fitzgerald, Herman Edwards, Dan Morgan et plus.

Il y a de l’actualité en grande quantité aujourd’hui, vous avez donc droit à une deuxième édition des miettes. En vedette: de grosses négociations à prévoir chez les Cards, une nouvelle carrière pour Herm Edwards et une étonnante tentative de retour au jeu…

Tergiversations de contrat à l'horizon pour l’Arizone: selon Adam Schefter du NFL Network, Larry Fitzgerald serait disposé à renégocier son contrat pour que son buddy Anquan Boldin reste avec l’équipe. Il est de notoriété publique que Boldin est mécontent de son contrat, étant payé bien moins cher que Fitz. Ce ne serait pas une manœuvre salariale facile mais si ce plan marche ce serait une bonne nouvelle pour les Cards. Ce qui serait une moins bonne nouvelle, ce serait le départ de Kurt Warner comme joueur autonome. Warner sera libre comme l’air après le Super Bowl et il entend explorer son autonomie. Son agent Mark Bertelstein a confirmé le tout au Chicago Tribune, le journal a évidemment fait le lien avec la situation des QBs chez les Bears. Kurt va toucher le jackpot.

Floyd Reese avec les Pats: l’ancien DG des Titans retombe sur ses pattes, devenant Conseiller Football Sénior chez les Patriots. C’est rare que Bill Belichick engage des gens de l’extérieur mais les départs de Tom Dimitroff et Scott Pioli ne lui ont probablement pas laissé le choix. Reese travaillera de concert avec le VP du personnel football, Nick Caserio.

Herm Edwards à la télé? Selon l’omniprésent Adam Schefter du NFL Network, Herm a d’excellentes chances de se retrouver devant la caméra l’an prochain. Bon move, ça va le ressourcer. Excellente joke de PFT à ce sujet: “He’s a good talker with strong opinions and he’ll have producers helping him with clock management”. Zing!

Le retour de Dan Morgan: l’ancien secondeur des Panthers et des Saints tente de faire un Claude Lemieux de lui-même. Morgan a été à la retraite un an suite à une litanie de blessures, principalement des commotions cérébrales. Il essaiera de revenir au jeu avec les Saints dès la saison prochaine, se disant en super forme. On lui souhaite que ça fonctionne car il était plein de potentiel en début de carrière. Il était très bon et très rapide à Madden 2003.

Haynesworth en discussion avec les Titans: le DT vedette est agent libre mais il semble intéressé à poursuivre sa carrière à Nashville. Il a passé la dernière saison sous le franchise tag avec un salaire de 7.25 M$. Il s’attend à faire sauter la banque cette saison. Des discussions ont cours et les Titans feront tout pour le garder à notre avis.

Les danseuses de Tampa Bay pensent faire du cash en masse avec le Super Bowl. La région de Tampa est reconnue comme une région à haut taux de bar de danseuses. Les dames en question pensent qu’elles vont frapper le gros lot avec les touristes ce weekend. On les félicite pour leur perspicacité. On s’attend à beaucoup de jokes à ce sujet de la part de Richard Labbé.

La fin pour Favre à New York?

Les Jets semblent avoir trouvé un bon truc pour se débarrasser du Brett...

Depuis la fin de la saison des Jets, il y eu des échos de plaintes de certains joueurs qui trouvaient que Favre ne s’impliquait pas suffisamment au sein de l’équipe. Conséquemment, le propriétaire Woody Johnson a décidé que si le #4 voulait revenir avec les Jets il devrait participer à tout le programme de conditionnement physique de l’équipe. Ce programme commence au mois de mars, durant entre 12 et 16 semaines. Favre n’a jamais participé de façon continue à un tel programme, tout le monde présume donc qu’il n’aura pas le goût de commencer à 39 ans. Les Jets semblent donc vouloir le pousser à se retirer (good luck!) ou au moins à demander sa libération. Si Favre décide de quitter de son propre chef, les Jets éviteront une pénible saison morte.

Dans un même ordre d’idée, l’ami Peter King (messager officiel du Brett) écrit dans sa dernière chronique que Monsieur pourrait prendre sa retraite pour de bon. Selon King, le fait que Favre a refusé une opération chirurgicale au bicep signifie qu’il n’a plus l’intention de jouer. Cependant, en bon relationniste, King a affirmé sur les ondes d’ESPN qu’il avait le feeling que Favre voudrait peut-être finalement jouer pour les Vikings… Merci Peter, Brett est chanceux d’avoir un ami comme toi pour passer ses messages contradictoires.

Vous savez ce que tout cela veut dire: la Saga Favre 2009 est bel et bien commencée.

Les Miettes du Mardi: Terrell Owens, Donovan McNabb et plus...

Dans vos miettes: une télé-réalité loufoque pour Owens, un conflit potentiel entre McNabb et les Eagles et le retour possible d'un coach old school.

Un reality show pour Terrell Owens: le “coloré” WR des Cowboys ne pouvait pas laisser les feux de la rampe à Michael Irvin! T.O. sera la vedette de sa propre télé-réalité qui suivra ses activités pendant la saison morte. Le communiqué de la chaîne VH1 précise que sa meilleure amie ainsi que sa publiciste seront impliquées. Les dames en question tenteront de trouver une compagne à T.O. tout en lui servant de «thérapeutes». Sweet Baby Jesus. Une autre émission qu’on a bien hâte de ne pas regarder.

Duel McNabb-Eagles? Depuis qu’il a été laissé sur le banc par Andy Reid, Donovan McNabb maintient qu’il veut avoir une sérieuse conversation avec la direction de l’équipe à ce sujet. Adam Schefter du NFL Network croit que lorsque cette discussion aura lieu, elle pourrait mener à un affrontement de style Favre-Packers. Ah non, pas encore! Selon Schefter, McNabb voudrait monnayer cet affront en tentant d’obtenir un contrat à long terme mais les Eagles ne seraient pas trop disposés à lui donner. Le président de l’équipe Joe Banner a affirmé que Reid et McNabb seraient de retour mais ce ne sera pas si simple que prévue, on dirait…

Un retour pour Dan Reeves? La semaine dernière, le nom de l’ancien coach des Broncos a circulé comme candidat au poste de coordonnateur offensif à San Francisco. Ça ne s’est pas concrétisé mais voilà que Reeves serait sur les rangs pour un rôle de consultant à Dallas. Engager un tel consultant serait un autre excellent moyen pour Jerry Jones de réduire encore plus l’autorité de Wade Phillips. On est surpris d’entendre parler d’un retour pour Reeves, on le croyait à la retraite pour de bon.

Habituellement, les questions stupides sont réservées pour le Media Day mais un journaliste a pris de l’avance hier. L’homme en question a demandé à Kurt Warner comment c’était de jouer pour un coach plus jeune que lui. Seul problème: Warner a 37 ans, Ken Whisenhunt en a 47…

Un bon article de Richard Labbé dans La Presse: Labbé nous parle de l’époque où Montréal tentait d’obtenir une équipe de la NFL (79-84, environ), laissant même croire que la ville a failli réussir dans ses démarches. C’est intéressant et on se rappelle de l’époque où le conseiller municipal Gerry Snyder tentait de donner naissance aux Olympiques de Montréal…Cela dit, cet article nous parle du maire Drapeau, de conseillers municipaux et même de Pierre Houde mais on n’y trouve pas le nom du riche milliardaire qui aurait été propriétaire de l’équipe. C’est généralement à cette étape-là que les projets montréalais achoppent.

lundi 26 janvier 2009

Mike Shanahan ne dirigera pas les Chiefs

Suite au congédiement d’Herman Edwards, d’intenses rumeurs envoyaient l’ancien coach des Broncos à la barre des Chiefs. Le principal intéressé nie le tout.

Dès que le nouveau DG des Chiefs, Scott Pioli, a annoncé qu’Edwards ne serait pas de retour, le site web d’ESPN parlait de l’arrivée imminente de Shanahan à KC. Chris Mortensen rapportait même que les deux parties étaient près d’une entente. Mortensen insistait sur la véracité de son affirmation mais le temps lui a donné tort.

Pendant ce temps, Adam Schefter du NFL Network a toujours affirmé que Shanahan n’irait pas à KC et que les deux parties n’avaient même pas discuté du poste. Aujourd’hui, Schefter recueille les démenties de Shanahan lui-même.

Il nous a toujours semblé très improbable que Shanahan veuille diriger les Chiefs car à Denver il avait le contrôle total des opérations football. À KC il aurait dû accepter les ordres de Pioli, un jeune DG ambitieux qui prendra beaucoup de place. C’est loin d’être un emploi de rêve pour Mike le bronzé.

On peut donc continuer à se demander qui sera le futur coach des Chiefs. Bien des gens parlent de Todd Haley, coordonateur offensif des Cardinals. Si c’est bien lui le choix, Pioli doit attendre après le Super Bowl pour confirmer l’embauche. Cela expliquerait l’attente actuelle. Cela dit, pourquoi pas Russ Grimm? Le coach de la ligne offensive des Cards avait failli devenir instructeur chef à Pittsburgh, les Steelers lui préférant Mike Tomlin à la dernière minute. Déçu, il avait ensuite suivi Ken Whisenhunt en Arizone. Il est plus expérimenté qu’Haley et son approche Steeler-style nous semble un bon fit avec les racines belichickiennes de Pioli.

C'est bizarre que les Cards aient deux coordonateurs hot en même temps. À notre connaissance aucun assistant des Cardinals n'a été promu instructeur chef ailleurs auparavant...

Les Miettes du Lundi: Kerry Collins, TJ Houshmandzadeh et plus

Dans vos miettes du début de semaine: le poste de partant des Titans attend Collins, les Niners convoitent TJ, Kokinis arrive à Cleveland et plus...

Kerry Collins pourra être le partant des Titans: Jeff Fisher a assuré le vétéran QB qu’il conserverait son poste en 2009. Il ne reste donc qu’à négocier un contrat, ce qui risque d’être quand même ardu à cause de la demande pour des quarts d’expérience. Collins a sûrement bien apprécié la dernière saison chez les Titans mais des équipes comme les Vikings ou les Jets pourraient lui faire des offres alléchantes. Si Collins reste au Tennesse, les Titans devront aussi s’occuper de l’épineux dossier Vince Young mais ça c’est une toute autre histoire.

Kokinis confirmé à Cleveland: après deux bonnes semaines de tergiversation, les Browns ont officiellement embauché George Kokinis comme directeur général. L’homme était directeur du personnel des joueurs des Ravens depuis six ans. Il est reconnu comme un bon évaluateur de talent mais a peu d’expérience dans la négociation de contrats.


Les Niners intéressés à TJ: la rumeur veut que les 49ers offrent un contrat à long terme au joueur autonome TJ Houshmandzadeh. L’équipe est vraiment poche au poste de WR, une de ses nombreuses faiblesses. Housh a eu une saison franchement pas dire en 2008, malgré l’absence de Carson Palmer: 92 catches, 904 v et quatre touchés. Avec Ryan Fitzpatrick comme quart, c’est beau! TJ est âgé de 31 ans, il a encore trois-quatre bonnes saisons devant lui. À sa place, on quitterait les Bengals sans y penser deux fois. Il devrait être le WR le plus convoité du marché des joueurs autonomes mais des gars comme son coéquipier Chad Johnson ou Anquan Boldin pourraient être disponibles via des transactions.

Les Skins veulent garder DeAngelo Hall: malgré les preuves flagrantes que le demi de coin est grandement surévalué, Dan Snyder et sa bande seraient sur le point de lui offrir un contrat de six ans pour 48 M$ avec 12 M$ garantis. Hmm, ça nous semble excessif pour un underachiever doublé d’un cancer dans le vestaire. On dirait que Snyder retombe dans ses mauvaises habitudes.

Diminution de salaire possible pour LT: les Chargers risquent d’imposer une diminution de salaire à LaDainian Tomlinson si ce dernier veut rester avec l’équipe. Tomlinson est supposé gagner 6.275M$ en 2009, 8 M$ en 2010 et 9.275 M$ en 2011. C’est de la grosse argent pour un joueur éclopé. On anticipe un nouveau contrat rempli de bonis de performance que LaDainian atteindra s’il est en santé.

Jeff Garcia ne s’ennuiera pas de Jon Gruden: le quart partant des Bucs avait une relation tumultueuse avec l’homme qu’on surnomme Chucky. Gruden avait apparemment la mauvaise habitude de ne pas tenir parole envers ces joueurs, ce qui en irritait plus d’un. Garcia décrit ses dernières négociations de contrat comme suit: “I know for me, personally, going through that with him was a very difficult time, disappointing time”. Le changement risqué de faire du bien aux Bucs.



dimanche 25 janvier 2009

Petits divertissements dominicaux

Avec pas d’game en fin de semaine, on a tous du temps à tuer. On vous a donc rapaillé quelques cossins internets dignes de mention.

Une entrevue très probante avec Al Michaels. On y apprend qu’il ne mange jamais de légumes.

Un article sur Chuck Noll, un homme qui a mené les Steelers à quatre Super Bowls et dont on ne parle jamais…

Un récit de la bataille pour Dallas opposant les Cowboys de la NFL et les Texans de l’AFL en 1960. Une histoire peu connue mais fascinante, compte tenu de ses conséquences.

Le toujours intéressant Don Banks compare l’historique des deux belligérants du Super Bowl.

Petits clips amusants:

Ce partisan des Giants est très déçu.


Le débat Smash and Dash: Jonathan Stewart et DeAngelo Williams s’obstinent avec LenDale White à savoir quell duo de RBs devrait hériter de ce prestigieux surnom. Aucun de ces messieurs ne fera carrière en politique.

samedi 24 janvier 2009

Le Jukebox 6VB, édition weekend sans football

Dix chansons pour vous aider à passer la fin de semaine sans trop de symptômes de sevrage.


Pavement, «Rattled by the Rush»: excellente toune extraite de l’album mal-aimé de Pavement, Wowee Zowee. On peut se demander quel quart-arrière sera le plus rattled by the rush dimanche prochain…Quel excellent lien.


Okkervil River, “For Real”: une chanson dérangeante et intense. Le vidéo ne rend pas justice au texte…Ces folk rockers valent le détour. Leur style est un peu conventionnel mais le songwriting est excellent. Autre lien poche avec le football: lors du Super Bowl, on saura enfin si les Cardinals sont for real…


British Sea Power, “Remember Me”: de la bonne grosse guitare, enrobée de bons vieux hooks de style «classic alternative»… Yummy. Ce groupe, britannique à souhait, est recommandé à tous ceux qui aiment Interpol, Echo and the Bunnymen, Bloc Party…

Crystal Stilts, “Prismatic Room”: groupe newyorkais plein de promesses, Crystal Stilts donne dans un style pop-psychédélique assez musclé juste assez sixties. Leur premier album , Alight of Night, est sorti fin 2008. À découvrir.


Deerhunter, “Agoraphobia”: les chéris des critiques, version 2008. Le hype est bien mérité dans le cas de ce groupe d’Atlanta. Leur nouvel album Microcastle mélange leur passé rock expérimental avec du bon vieux songwriting style années soixante. De toute beauté.


Didjits, “Top Fuel”: Hello St-Louis! On est allés chercher dans la voûte au souvenir pour celui-là. Ces rockers de l’Illinois ont sombré dans l’oubli depuis longtemps amis ils auront au moins donné au Fredster et à votre humble serviteur un des meilleurs shows rock de leur vie. Ils avaient à l’époque rempli à ras bord un obscur bar de la rue Mont-Royal avec une scène haute de trois pieds qui ne pouvait contenir leur hystérique chanteur. De l’intensité rock à son meilleur.


DJ Shadow, “Organ Donor”: le maitre du sample artisanal et des beats rafistolés, DJ Shadow a été une figure marquante de la musique électronique et du hip-hop. Il a un peu sombré dans la médiocrité avec son album The Outsider mais son œuvre des années fin 90/début 2000 est un véritable coffre au trésor. Cette toune est excellente et le vidéo est pas mal cool aussi.


Electrelane, “Blue Straggler”: assurément le meilleur groupe de Lesbian Rock de tous les temps. Cette pièce est instrumentale mais des fois ça chante dans leurs autres chansons. Un savant mélange d’orgue et de guitare, influencé par le Velvet Underground et le krautrock. Butchy good fun.


Guided by Voices, “A Game of Pricks”: version live d’une crisse de bonne toune. Si vous n’aimez pas ça, vous n’aimez probablement pas la musique.


The Rapture, “Whoo! Alright - Yeah...Uh Huh.”: on conclut cet épique jukebox avec cette toune de party qu’on a pu entendre dans Madden 2008. Ces newyorkais sont issus de la brève explosion Dance Punk du début des années 2000, un petit groupe sympathique. Ils ne nous laissent pas «embedder» le vidéo, il se trouve ici.

Le jamboree de questions/réponses 6VB

Voici maintenant venu le temps de vider notre grosse poche de courriels reçus qui occupe presque toute notre salle de massothérapie…

Jérome, de St-Lin:
Bonjour les Verges, pensez-vous que Marc Trestman va quitter les Alouettes pour retourner coacher dans la NFL?

6VB: Ça nous semble improbable cher Jérome. Visiblement, il n’y a qu’à Oakland où Marc pourrait aboutir et on n’ose croire qu’il préférerait travailler avec Al « Crazymothafucka » Davis qu’avec Jim Popp. C’est sûr que la ligue canadienne n’est pas le paradis pour un coach mais quand même, de là à aller à Oakland…Et Montréal est tellement une belle ville même si comme le disait Bryn Smith, les frites sont toujours servis avec une sauce brune et on ne trouve pas de Doritos.

Réjean, de Montréal: Pensez-vous que les gens vont suivre l'opinion d'un certain chroniqueur qui a beaucoup voyagé à l’effet que le NASCAR c’est maintenant de la marde depuis que son chum ne s’en occupe plus ?

6VB :
Je pense que ça fait longtemps que les gens savent que le NASCAR, c’est de la marde, Réjean. En fait, comme ils lisent depuis longtemps tes chroniques, ils ont une bonne idée de ce qu’est ledit caca.

Lison, de Westmount: Bonjour les Verges, j’espère que vous n’êtes pas mariés parce qu’avec le succès de votre blogue, vous pourriez attirer de méchantes femmes qui n’en voudraient qu’à votre argent ?

6VB : Merci pour votre empathie, Lison. J’imagine que vous êtes allusion au «cirque» médiatique de ce milliardaire qui occupe tant les journaux. Au moins, on ne parle plus de Vincent Lecavalier pendant ce temps. Et ne vous inquiétez pas, nous avons la chance de compter sur des femmes extraordinaires qui savent nous supporter autant dans les moments difficiles que dans les moments heureux.

Serge, de Plessisville: Avec la saison morte qui s’en vient, allez-vous parler un peu de hockey comme l’an dernier, question de garder votre excellent blogue actif jusqu’au camp d’entraînement?

6VB :
Nous n’avons pas pris de décision encore, Serge, ce sera à l’ordre du jour de notre réunion du comité de rédaction prévue pour la mi-février dans notre maison de campagne située au New Hampshire. Nous avions inclus du hockey dans nos publications l’an dernier mais plusieurs courriels désapprobateurs ainsi que des menaces de mort à peine voilées nous ont fait réfléchir…

Vidéorama: NFL Films, Wired for Sound

On connait déja l'excellente qualité des productions NFL Films et voilà que l'internet nous y donne accès en tous temps.


Voici donc deux clips merveilleux les meilleurs moments de la série Wired for Sound en 2008.

Le premier met en vedette les coaches et le deuxième les joueurs. Très divertissant! Ondécouvre un peu plus le coolness de Mike Tomlin qui devient rapidement notre coach préféré.


vendredi 23 janvier 2009

Herm Edwards reçoit son 4%

Avant même que Scott Pioli ne fasse son entrée au 2e étage des Chiefs, il était déjà clair que l'avenir de Herm Edwards à Kansas City ne tenait qu'à un mince fil. Selon la dépêche d'ESPN, le couperet serait finalement tombé.


Edwards avait une réputation de bon motivateur, tendance preacher. Pas un gars de X & O's, disons. L'ancien CB des Eagles avait quand même bien fait avec les Jets - les menant à deux finales de division et à un Wild Card en 5 saisons - si bien que plusieurs le croyaient capable de répéter l'exploit à Kansas City. Edwards a toutefois hérité d'une équipe vieillissante, un sous-produit de la machine bien huilée de l'époque de Dick Vermeil. Il pourra toutefois remercier Larry Johnson, qui a dû porter le ballon au moins 12 323 fois en 2006 afin de maintenir les Chiefs sur le respirateur artificiel. Hermy quitte avec une fiche plutôt ordinaire de 15-33 en 3 saisons, ayant quand même mené l'équipe en Wild Card au terme de sa première saison. Dommage pour lui, il n'aura pas la chance de profiter des fruits du repêchage 2008, une récolte que l'on dit historique.

Les rumeurs l'envoient déjà à Indianapolis, comme entraîneur des DB. D'autres rumeurs verraient déjà Mike Shanahan comme son remplaçant.

Pubs du Super Bowl: Troy Polamalu succède à Mean Joe Greene


En 1980, Coca-Cola nous a offert une des plus célèbres publicités du Super Bowl, mettant en vedette Mean Joe Greene, DT des Steelers. Presque trente ans plus tard, la compagnie recréera la pub avec une vedette actuelle des Steelers, Troy Polamalu. C’est une bonne idée, on aime Plouploumalou et ses cheveux qui nous rappellent la polyvalente. En plus, c’est une raison idéale pour se remémorer un beau moment de marketing footballesque.

Les Miettes du Vendredi: Tom Brady brise son silence, les Vikings reluquent L.A. et plus...

Des nouvelles du beau Tom, les Vikings regardent vers l'ouest, Mel Kiper commence à s'exprimer, tout ça et plus dans vos miettes du jour.

Tom Brady sort de son silence: le Beau Brummell a finalement décidé de parler…à une radio de Toronto! What’s next? Une entrevue de Paul Arcand avec Donovan McNabb? "Expliquez-nous ça là, pour les gens à la maison qui nous écoutent : c’est-tu vrai que vous vomissez pendant les matchs importants?" Toujours est-il que Brady avait l’air de bien aller. Lorsqu’on lui a demandé sa réaction face à la blessure qui lui a fait manquer toute la saison, il a candidement répondu «Shit happens». Funny.

Le nouveau proprio des Dolphins, Stephen Ross, affirme être sûr à 100% que Bill Parcells reviendra pour une autre saison. On maintient un sain scepticisme.

Anquan Boldin et Hines Ward ont l’air en forme, on devrait les voir tous deux au Super Bowl.

Les Browns seraient vraiment sur le point d’engager George Kokinis comme DG. Petit détail, le proprio, Randy Lerner, aurait manifesté l'envie d’ajouter une sorte de vice-président football, à la Bill Parcells…

La petite ville d’Industry, Californie, a voté en faveur de la construction d’un stade avec des fonds publics. Les Vikings surveillent le tout avec intérêt. On n'a rien contre l'idée qu'une équipe déménage à L.A. mais pourquoi pas les Jaguars à la place? Les Vikes ont de belles rivalités dans leur division. Ils ont cependant beaucoup de difficulté à se quêter un nouveau stade.

Un bon texte sur Dick Lebeau, qui est sûrement aujourd’hui le meilleur tacticien défensif vivant de la NFL. Faut dire qu’il a 71 ans et qu’il jouait DB avec les Lions…de 1959 à 1972!!! On parle ici de 50 années dans le football pro…et le gars est toujours en avance sur les autres. D’ailleurs, on fait souvent référence à lui dans le livre Paper Lion de George Plimpton...Et si du reste la littérature sportive – tendance football vous intéresse, allez voir les autres…

Mel Kiper a sorti son premier repêchage simulé, en voici le Top 5:

1. Lions: Matthew Stafford, QB, Georgia
2. Rams: Andre Smith, OT, Alabama
3. Chiefs: Mark Sanchez, QB, USC
4. Seahawks: Michael Crabtree, WR, Texas Tech
5. Browns: Aaron Curry, LB, Wake Forest

Ça semble raisonnable mais on ne croit pas que Scott Pioli va choisir un quart-arrière en première ronde. En fait, il va sûrement essayer d'échanger son choix.

Shane Dronett, ancien joueur de ligne défensive des Falcons, s'est enlevé la vie mercredi dernier. Il était âgé de 38 ans. Dronett avait subi une opération pour retirer une tumeur au cerveau bénigne l'an dernier. Apparemment il n'était plus le même homme suite à l'opération. Triste histoire.

-Recherche additionnelle par Mak-

jeudi 22 janvier 2009

Michael Irvin produira une télé-réalité

C'est avec beaucoup d'excitation que nous vous annonçons que Michael Irvin produira une télé-réalité qui devrait être en ondes au printemps...

La série visera à suivre les tribulations de 12 joueurs de football amateur qui s'entretueront pour rêver d'espérer participer au prochain camp d'entraînement des Cowboys. Michael sera le producteur et l'animateur de la série où on pourra le voir donner tous ses trucs pour devenir une vedette du football. Il donnera notamment des trucs sur les rudiments du football ainsi que plusieurs trucs sur comment coucher avec 20 escortes en même temps, comment sniffer de la coke en attrapant un ballon d'une main tout en pointant un gun sur la tempe d'un coéquipier de l'autre main et comment porter un manteau de fourrure lors de son procès. Pour notre plus grand plaisir, nous espérons que la série de sera pas disponible au Québec.

Nous invitons par contre les Lions à mettre sur pied une telle émission. 12 joueurs amateurs au camp des Lions tripleraient d'un coup le talent disponible.

Les recettes du Super Bowl: Soupe à l'oignon gratinée

On vous présente une autre recette en vue du Super Bowl. J’entends déjà des gens dire : « Une soupe à l’oignon, c’est pas de la bouffe de football, man fuck sti ». Évidemment que ça ne vient pas à l’idée de l’amateur moyen de confectionner une soupe pour un match de football mais rien ne nous empêche de pousser plus loin le concept de nourriture-football. Nous sommes quand même des gens de goût qui n’hésitent pas à repousser les frontières de la gastronomie sportive. D’autant plus que ladite soupe peut facilement se faire d’avance. Alors allons-y…

Ingrédients (pour 4 personnes)
3 oignons
200 ml de vin blanc
1 litre et demi de bouillon de bœuf
1 quart-tasse de farine
Bouquet garni
Tabasco ou piri-piri ou n'importe quoi qui pique
Croûtons
Fromages à gratiner

Le choix des oignons
Étape cruciale puisqu’elle déterminera le bon goût de votre soupe. On essaie d’éviter les vulgaires oignons jaunes qui offrent peu de relief gustatif. Je vous dirais que les oignons espagnols sont sûrement le meilleur choix grâce à leur petite touche sucrée qui viendra contrebalancer le salé du fromage.

Vous pourriez opter aussi pour l’oignon blanc tout en évitant l’oignon rouge qui est peut être un peu costaud pour une soupe. À 6VB, on garde une place de choix à l’oignon rouge pour la salade grecque.

La meilleure chose est peut-être d’opter pour un mixte d’oignons espagnoles et d’oignons blancs. Pour 4 personnes, on choisit donc 2 gros oignons. Je vous laisse faire une règle de trois pour déterminer le nombre d’oignons que vous aurez besoin selon le nombre de personnes que vous aurez invités. Si vous avez une télé HD, je parie que vous devrez au moins multiplier par 4 cette recette.

Alors on coupe les oignons en lanières pas trop grosses mais pas trop petites non plus. On veut les voir dans notre bol quand même.

La cuisson
Dans une casserole assez grande, on fait fondre du beurre. Nous vous conseillons de faire chauffer la casserole en premier et d’y mettre le beurre ensuite question d’éviter que ce dernier brûle. Un téléphone de la belle-mère est si vite arrivé.

On fait donc fondre le beurre et un y ajoute également de l’huile d’olive pour stabiliser la température du beurre. Pour les quantités, on parle de 3-4 noix de beurre minimum. On veut du bon goût aussi.

On fait donc suer les oignons une dizaine de minutes à feu moyen-doux. On ne veut pas que ça rôtisse quand même. On n’oublie pas de saler modérément.

On ajoute ensuite le vin blanc. Si vous n’avez pas de vin blanc, vous pouvez mettre de la bière sans problème. L’important est de faire réduire la chose à feu mi-vif d’un bon tiers question d’éliminer le goût d’alcool. On surveille l’opération de près, ça peut aller vite.

La liaison
On ajoute ensuite la farine. Étape importante qui demande une certaine attention. La farine sert à lier la soupe donc on l’ajoute progressivement tout dépendant de la consistance de votre soupe. Il faut y aller molo pour ne pas avoir trop de farine sinon on ne peut plus revenir en arrière. Une soupe farineuse, c’est pas le fun. On se fie donc à ce qu’on voit. Quand vous sentez que le liquide est bien amalgamé, on arrête. L’opération se fait à feu doux. On brasse constamment pour pas que ça accroche au fond.

Le bouillon
Ensuite, on enlève la casserole du feu pour incorporer le bouillon. On privilégie le bouillon-maison qui est nettement meilleur que le mélange de sel et de poudre qu’on trouve en épicerie. Je vous donnerai une recette de bouillon à la toute fin. Si vous n’avez pas de bouillon de bœuf, vous pouvez prendre du bouillon de poulet, c’est pas dramatique. C’est juste meilleur avec du bouillon de bœuf.

Alors on incorpore une première tasse de bouillon hors du feu question de bien mélanger les oignons, le vin et la farine en une mixture homogène. Quand la mixture est bien heu…mixturée, on remet la casserole sur le feu et on ajoute le reste du bouillon une tasse à la fois toujours en mélangeant bien à l’aide d’un poignet viril. On surveille la consistance pour pas que ce soit trop épais ni trop clair. Il ne faut pas oublier qu’on va faire mijoter tout ça pendant un 30-40 minutes. La soupe va nécessairement réduire. On peut même prévoir une extra quantité de bouillon si jamais le mélange est trop épais en fin de cuisson.

On porte le tout à ébullition en brasant à intervalle régulier. On baisse ensuite le feu à moyen-doux, question que ça frémisse tendrement. Si vous voulez faire une soupe thématique selon les équipes sur le terrain, vous pourrez rajouter quelques gouttes de tabasco pour faire Arizone ou encore quelques copeaux d’acier galvanisé pour faire Steelers.

Aromates
On ajoute ensuite le bouquet garni qui consiste essentiellement à une motte de basilic, d’estragon, de thym qu’on attache ensemble pour que ça trempe dans la soupe. On enlève le bouquet à la fin de la cuisson. On a le goût des herbes sans les avoir physiquement dans la soupe. C’est très 1976 comme concept mais on aime ça.

On ajoute aussi 2-3 feuilles de laurier et du poivre noir entier. Ça conserve son goût contrairement au poivre moulu et c’est toujours très amusant de croquer un grain de poivre dans sa soupe.

Après 30 minutes, on vérifie la consistance et on ajuste le sel et poivre après avoir goûté.

Les croûtons
Vient ensuite l’étape des croûtons. On a deux choix ici. Soit qu’on choisit la méthode traditionnelle de la tranche de pain grillée. Le désavantage de cette méthode est qu’on a absolument besoin de bols allant au four pour gratiner la soupe. Si on a 10-12 invités, on risque d’être short en bols.

Je vous propose plutôt l’autre méthode qui est un peu moins simple mais nettement plus funky.

On confectionne des croûtons avec son vieux pain rassis. On le coupe en morceau pas trop gros ni trop petit. On réserve dans un bol.

On se choisit aussi des herbes fraîches (basilic, origan, estragon, cerfeuil, name it) qu’on hache grossièrement. On les ajoute à nos croûtons. On les étale ensuite sur une tôle à biscuit. On saupoudre le tout de fromags. Vous choisissez les fromages que vous voulez en évitant la mozzarelle. Ça goûte rien et c’est vulgaire. On choisira plutôt de l’emmenthal, du fromage suisse ou pourquoi pas du provolone. Les mélanges de fromages sont très très bienvenus. Allez-y avec votre goût.

On enfourne la plaque et on fait fondre le fromage à 400 degré. L’opération n’est pas longue. On veut pas que ça brunisse trop non plus. Mais encore une fois, c’est une question de goût.

Le service
Pour la soupe, vous avez 2 choix : Soit que vous la servez telle quelle ou bedon vous la passez à la girafe pour la pulvériser et en faire un potage. Les deux options sont excellentes.

Vous mettez la soupe dans les bols que vous garnissez d’une portion de croûtons que vous avez sortis à temps du four. Vous servez et attendez les commentaires élogieux de vos hôtes.


Recette de bouillon de boeuf

On va chez son boucher et on lui demande des os à bouillons. On évite d’aller à l’épicerie pour payer trop cher pour rien. On s’entend, les sommes ne sont pas faramineuses mais c’est une question de principes.

Si le boucher n’a pas d’os, on lui achète deux jarrets de bœuf qui vont très bien faire l’affaire. L’important est d’avoir du gras et de l’os.

On met nos os/jarrets sur une plaque allant au four. On coupe également 2 ou 3 oignons qu’on va mettre face contre plaque à côté des os. On garde la pelure des oignons, ça donne du goût et une belle couleur. On sale et on met au four une heure à 400 degrés.

Quand les os ont rôti, on les met avec les oignons dans une grande casserole. On ajoute 3-4 branches de céleris et de carottes ainsi que 5-6 gousses d’ail avec la pelure. On peut les couper en deux mais on n’est pas obligé. On ajoute du gros sel, du poivre entier et une grosse bottes de persil avec la tige. On peut mettre aussi d’autres aromates mais on évite la sauge, la ciboulette et la menthe. On ajoute également 2 feuilles de laurier et des clous de girofle, 2 pas plus. On couvre tout ça d’eau froide et on porte à ébullition. On prend un petit tamis et on écume question d’enlever la petite mousse blanche laide qui goûte pas bon. On fait ensuite frémir pendant un bon 4 heures minimum mais on suggère plutôt un 6 heures. C’est long mais ça vaut la peine.

Après le 6 heures, on filtre le bouillon à l’aide d’un gros tamis. C’est le temps de ressortir vos vieux pots en plastique de crème glacée que vous aviez gardés. Normalement, avec 2 jarrets ou 4-5 os de bœuf, on peut faire un 2 litres de bouillon. On laisse donc le bouillon reposer au frigo une nuit complète. L’excédent de gras aura remonté à la surface en une mince couche qu’on enlèvera le lendemain matin. Le bouillon est prêt à servir ou à être congelé.